Culture / Ordinaire Blog

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lundi 11 juillet 2011

Le congrès de l'AFS 2011 en tweets

Le congrès 2011 de l'Association Française de Sociologie vient de se terminer.

Affiche Congrès AFS 2011

Le IVème congrès de l'AFS se tenait cette année à Grenoble, du 5 au 8 juillet 2011, sur le thème CREATION & INNOVATION. Les trams, cafés, restaurants et hôtels de la ville se sont retrouvés envahis pour l'occasion par des centaines de sociologues.

Avec plus d'un millier de communications, réparties sur quatre journées, le programme était extrêmement dense, réparti entre séances plénières matinales (le programme des matinées en PDF) et interventions dans les 45 réseaux thématiques se réunissant l'après midi. (page web du programme par RT).


Sur le Web :

Évolution des moyens de diffusion de nos productions de savoir académique, une partie des chercheurs présents a relayé l'information sur le web.

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jeudi 10 mars 2011

La participation des amateurs dans l'univers numérique (colloque - 18 Mars 2011)

Colloque Digital Life Lab (Institut Télécom - Paris) - La Cantine - 18 Mars 2011)

La participation des amateurs dans l'univers numérique

La prolifération des plateformes participatives sur Internet suscite une implication toujours plus grande des amateurs dans la production ou le "remixage" de contenus médiatiques qui circulent et s'échangent sur le Web, qu'il s'agisse de textes, de photos, de vidéos, de fichiers musicaux, de logiciels, etc. L'objet de ce colloque d'une journée organisé par le Digital Life Lab (Institut Télécom) a pour objectif de réfléchir aux enjeux sociaux, organisationnels et culturels suscités par la profusion de ces nombreuses pratiques amateurs dans l'univers numérique. Les amateurs sont souvent des passionnés à l'égard d'une activité qui occupe une grande partie de leur temps libre. Ils agissent selon une logique distincte de celle de l'économie de marché: ils trouvent un authentique plaisir à partager leur passion et sont davantage motivés par la recherche d'une reconnaissance symbolique auprès de leurs pairs plutôt que par la perspective d'une rétribution monétaire. Ce colloque abordera d'abord la thématique de l'organisation des pratiques amateurs avant l'ère du numérique. Ensuite, les interventions porteront principalement sur l'univers numérique de la création culturelle et des médias. Enfin, la question de la mobilisation des médias sociaux dans les entreprises constituera le dernier volet du colloque.

Informations sur le site de La Cantine.

Programme

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lundi 10 janvier 2011

Note sur les pratiques en amateur à l'ère numérique.

De Michel de Certeau à FaceBook, regard statistique et devenir numérique des pratiques en amateur...

Ce billet est initialement paru dans la revue " Point de Vue - Présence et Action Culturelles " - Il est disponible sur leur site, et je le reproduis ici avec leur aimable autorisation.

LES PRATIQUES CULTURELLES DES FRANÇAIS

L'observation des pratiques culturelles, du moins en France, est fortement structurée par les données fournies, depuis 1973, par le Ministère de la culture lui- même, notamment au travers de l'enquête nationale sur les pratiques culturelles des Français(1). Cette enquête est devenue un des outils majeurs du processus de construction de la culture comme catégorie d'action publique(2) , ainsi que le fer de lance d'une politique « scientifique » de la culture initiée dans les années 1960(3).

Au-delà de son rôle instrumental, qui vise à fournir aux décideurs comme aux observateurs une série d'indicateurs à vocation objective, cette enquête initie régulièrement une discussion parfois vive entre la nation et ses politiques culturelles. Discussion pouvant porter sur la possibilité même d'objectiver ainsi la culture, sur les inégalités d'accès révélées, sur le rôle de l'Etat face à ce qui apparait immanquablement comme un déficit démocratique, sur le périmètre des pratiques étudiées, etc. Si «le politique» et «le culturel» sont ainsi fréquemment au cœur de débats, «le scientifique», par qui le scandale arrive pourtant, en est souvent exempt. En raison de son indubitable sérieux, de son ampleur, de son origine institutionnelle, de sa régularité et de son ancienneté, l'enquête comme instrument et comme point de vue tend à se faire oublier des observateurs (médiatiques, mais aussi parfois scientifiques) au profit de ce qu'elle permet de voir. Elle est souvent considérée comme « une photographie » du rapport des Français à la culture, comme un «baromètre», une « radiographie », et autres métaphores l'apparentant aux outils d'enregistrement et de mesure les mieux répandus, les plus utilisés... et les plus oubliés comme construits. Il y a ainsi presqu'une « mythologie », au sens du premier Barthes(4) , de « la grande enquête », offrant la météo décennale (quoique mitigée) des rapports entre peuple et culture... Ce visage (à tout le moins) médiatique tendrait à faire oublier la réalité d'une enquête inscrite dans une triple histoire : sociale, politique et scientifique. Et lorsque l'on y regarde d'un peu près, par exemple en confrontant les questionnaires administrés à l'occasion des différentes moutures de l'enquête(5) , force est de constater que le matériel de prise de vue évolue, que ce qui est parfois perçu comme un dispositif immuable est en fait tributaire d'aléas historiques.

La chose est importante, puisque ce sont, finalement, les frontières de ce que la science et le politique unis considèrent comme l'observé sinon l'observable culturel qui, insensiblement, se déplacent(6).

Les évolutions techniques travaillent le périmètre du culturel

Parmi les facteurs d'évolution de cet outil d'observation, il faut retenir les grandes innovations techniques du XXème siècle, qui ont fait leur apparition dans le questionnaire dans la mesure où elles ont pu constituer autant de transformations dans les modes de fabrication, de diffusion et de consommation de la culture. Ce fut le cas, par exemple, du magnétoscope en 1989 ou encore des Compact Discs en 1997. Si chacune de ces inventions a pu faire l'objet d'une ou de plusieurs questions supplémentaires, aucune n'avait encore mis en crise l'enquête dans son ensemble comme ont pu le faire, au cours de la dernière décennie, les technologies numériques et plus particulièrement l'apparition d'internet. Pour la première fois, en effet, O. Donnat et ses collaborateurs sont allés jusqu'à modifier le titre même de cette enquête, dont la dernière livraison s'intitule donc : « les pratiques culturelles des Français à l'ère numérique(7) ». En effet pour O. Donnat, l'observation du culturel rencontre désormais certaines limites. « En un mot, (dit- il) rares sont désormais les pratiques culturelles qui se laissent facilement réduire à l’équation simple de naguère : une activité = un contenu, ou : un programme + un support, ou un média + un lieu et un moment(8) ». Selon lui, l’arrivée du numérique « met à mal l’organisation générale de l’enquête, qui reposait sur un découpage par média ou par type de support » et «constitue un réel problème pour tous ceux qui mènent des enquêtes quantitatives, du type de « Pratiques culturelles ». »

De la légitimité des objets à la visibilité des procédures

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mercredi 8 décembre 2010

"Vers un design libre", par C. André.

J'avais raté, à l'occasion du dernier Hacker Space Festival de Vitry sur Seine, la communication de Christophe André. Il me l'a gentiment fait parvenir, et a accepté que je la publie ici. La voici donc dans son intégralité. Le texte me parait intéressant, balayant de nombreux aspects d'une démarche de réappropriation, des contraintes les plus matérielles aux soubassements idéologiques revendiqués, en passant par diverses formes d'articulation avec des organisations et institutions existantes :

Conférence sur le design libre lors de l’évènement «communautés et réseaux à l’oeuvre» à Antigone, 2010

Je m'appelle Christophe ANDRE et je suis « designer militant ».

J'ai une double formation : je possède un diplôme d'ingénieur ainsi qu'un diplôme national supérieur d'études plastiques (DNSEP). Je vais lors de cette conférence vous expliquer comment j'en suis venu à quitter le monde de l'industrie pour développer d'autres modes de production.

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jeudi 25 mars 2010

Fucksonomy : l'identité sexuelle next-door.

Le 19 Mars était diffusé sur France Culture l'émission "Place de la Toile", ayant pour thème : "Porno sur internet : esthétique de l'amateurisme".

Il a bien été question d'une influence esthétique des pratiques amateur sur la pornographie. Mais les intervenants ont également défendu l'idée
selon laquelle l'influence de l'amateurisme peut se caractériser d'avantage encore par l'efficacité de ses procédures. J'aimerais insister sur ce point puisqu'il croise mes propres questionnements : la pornographie en ligne fournit une occasion de voir ces procédures amateur à l'œuvre, au travers notamment de leur impact sur l'organisation même des documents à caractère sexuels, et plus largement sur la construction et la répartition des identités sexuelles.


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