Je relaye ici un article sur Nietzsche et la culture de masse, écrit par Douglas Kellner, que je trouve tout à fait intéressant.
En effet, on trouve rarement ramassé ainsi à la fois le(s) regard(s) que Nietzsche a pu porter sur la culture, les manières qu'il a eu d'aborder, de confronter et d'articuler culture populaire et culture bourgeoise, la présence et l'importance de ces questions dans son œuvre. Je suis en train de traduire cet article, mais le temps me manque pour finir le job. (et je ne suis pas bilingue !)
Donc voici, mieux que rien, ma traduction pour la première moitié du texte, et la version anglaise (VO) pour la fin. (Vos remarques sont toujours les bienvenues)

Nietzsche, critique de la culture de masse :

De Douglas Kellner
Homepage: http://www.gseis.ucla.edu/faculty/kellner/kellner.html
Curriculum Vitae: http://www.gseis.ucla.edu/faculty/kellner/DK97CV.htm

Avec Karl Marx, Friedrich Nietzsche peut être considéré comme un des grands théoriciens et critiques de la modernité, ayant, comme eux, procédé à une "critique impitoyable de tout ce qui existe." 1 La puissante polémique opposant Nietzsche à la religion, la morale, la philosophie, déploie un mélange de critique inspirée des Lumières et de vitalisme romantique. Elle attaque les aspects "négateurs de vie" de la culture moderne. En outre, Nietzsche reproche à la plupart des institutions et des valeurs des sociétés modernes d'opprimer concrètement les énergies et la créativité, ainsi que de bloquer la production d'individus plus forts et d'une société et d'une culture plus vigoureuses. Dans son évaluation de la modernité, Nietzsche a développé une des premières critiques soutenues de la culture et de la société de masse, de l'État, de la discipline bureaucratique et de ses excès, produisant des perspectives qui ont profondément influencé les discours ultérieurs de la modernité.